Artistes INEDIT

Le projet INEDIT compte non seulement sur ses partenaires de recherche, mais aussi des projets artistiques ambitieux à travers les milieux artistiques associés à ses partenaires et aussi les appels à la résidence artistique. Cette page réunit certains des projets de résidence recherche artistique liés à INEDIT:

Philippe Leroux

Apport technologique d’INEDIT de la technologie Papier Augmenté et Antescofo

L’oeuvre : Quid Sit Musicus

Événement public:
Festivale MANIFESTE (Ircam – Paris), Juin 2014 (lien)
Festival MANCA (Nice), Novembre 2014 (lien)
Festival Les flanneries musicales (Reims), Juillet 2015 (lien)
Théâtre du Capitol (Toulouse), Mars 2016 (lien)
Collège de France (Paris), Juin 2016
Montréal, Avril 2017

Résumé du projet:

« La continuité et le processus musical, la mobilité de la perception et de l’harmonie sont des constantes du style de Philippe Leroux qui a souvent sollicité la recherche musicale et technologique de l’Ircam autour d’œuvres clés. Après Voi(rex) et Apocalypsis, Quid sit musicus ? oriente l’informatique musicale dans le sillage de Guillaume de Machaut. L’essence gestuelle d’un manuscrit du XIVe siècle et la perception de l’ancien trait calligraphique deviennent la base de la production sonore et de la composition d’une nouvelle œuvre. Philippe Leroux utilise le papier interactif, et des outils développés dans le cadre du projet ANR INEDIT pour redessiner et retrouver les gestes d’écriture de la partition de Machaut. « Quid sit musicus ? » (Boèce). Qu’est-ce que le musicien ? Est-il celui qui joue, celui qui fait ou celui qui comprend ? »

Jean-Baptiste Barrière

Lauréat du programme résidence recherche artistique INEDIT, édition 2013-14.

Sujet : « Le Jardin des Songes » et «Miroirs Distants »

jbb-installation

Événement public:

Biennale Musiques en Scène, 6-29 mars 2014 : Installation, Musée Gadagne, Lyon ; Miller Theater, New York.
Biennale Musiques en Scène, 29 mars 2014 : Concert, Musée Gadagne, Lyon ; Miller Theater, New York.

Résumé:

L’installation « Jardin des Songes », créée lors de la Biennale Musiques en Scène 2014, est présentée à Lyon dans un jardin de la Renaissance suspendu sur le toit du musée Gadagne, dont le fond est ceint de trois arches sous la colline. On y pénètre par l’arche centrale. Dans celle de gauche, on peut  découvrir, seul ou en petit groupe, un grand écran vertical, qui fonctionne sur le principe d’un miroir électronique que l’on peut interroger en interagissant avec lui. Les mouvements du visiteur sont en effet analysés, et son image captée, transformée et insérée dans les mondes imaginaires projetés sur l’écran/miroir. Grâce à ce dispositif interactif, on peut, en se déplaçant dans l’espace réel de l’installation, explorer librement des paysages oniriques, de véritables rêves mêlés à des fragments tirés de l’Oniricocriticon, premier véritable traité d’interprétation des rêves composé au deuxième siècle de notre ère par Artemidor de Daldis, ainsi que d’autres fragments de textes sur le rêve, dont des écrits de Freud. Des « Stations de rêves » sont installées dans l’une des arches du jardin du musée — ainsi qu’ à New York — où l’installation est présentée en parallèle à la Maison Française de la Columbia University. Tous ces rêves étant progressivement injectés dans la mémoire commune de l’installation et consultables in situ et sur Internet…

« Miroirs distants » est une performance musicale et visuelle connectée entre Lyon et le Miller Theater de New York. Sur chacune des deux scènes, distantes de plus de 5.000 km, se trouvera un grand écran vertical. Face à chacun d’eux, une flûtiste — à Lyon, Camilla Hoitenga, et à New York, Margaret Lancaster — qui communiqueront, par l’image et la musique, à travers cet écran/miroir. Ensemble, elles parcourront les jardins oniriques virtuels de l’installation, avec une logique d’exploration purement musicale et non plus régie par les mouvements des visiteurs dans l’espace. Se voyant l’une l’autre à travers l’écran/miroir, elles interpréteront une partition superposée à l’image, partiellement préétablie mais mobile elle aussi, car générée en temps réel à partir de matériaux prédéfinis et de l’analyse du jeu instrumental. Réalisée avec INScore cette «partition dynamique » intègre des éléments de notation traditionnelle à des images dont les structures, les formes et les couleurs, véhiculent elles aussi des indications musicales (modes de jeu, timbres, etc.). Les spectateurs, de part et d’autre de l’Atlantique, assisteront à cet étrange spectacle, et découvriront comment les deux discours musicaux s’entremêlent pour n’en faire plus qu’un.

La résidence de Jean Baptiste Barriere à Grame dans le cadre du projet INEDIT a permis d’étendre le support pour la notation musicale contemporaine d’INScore. Il en résulte également de nouvelles modalités de communication inter-application pour INScore, en particulier à destination des logiciels de compositing graphiques et vidéos temps-réel.

Jason Freeman

Lauréat du programme résidence recherche artistique INEDIT, édition 2013-14.

Événement public:
Bard College of Music (USA), Yale University (USA) ; Novembre à Décembre 2015 (notice et video)

Sujet :  Shadows, de nouvelles techniques dans la notation musicale en temps réel et la participation du public

Résumé:

Au cours des douze dernières années, ma pratique artistique et mon programme de recherche se sont concentrés sur les relations entre les compositeurs, les interprètes et le public dans le spectacle vivant de la musique classique contemporaine.
Cette exploration a été motivée par trois questions fondamentales :

  1. Comment les performances live reflètent-elles un paysage culturel de plus en plus dominé par le contenu généré  par l’utilisateur et par les médias sociaux ?
  2. Comment la performance live peut-elle rejeter la finalité de reproduire la perfection d’un studio d’enregistrement (Auslander 1999) et redécouvrir le risque, la spontanéité, la singularité et la communauté d’être vivant ?
  3. En tant que compositeur, comment puis-je résoudre seul les problèmes de composition de partitions et de systèmes ouverts ?

Dans mon travail, je cherche à créer des environnements dans lesquels les compositeurs, les interprètes et les spectateurs sont reliés entre eux grâce à de nouvelles interfaces participatives, qui intègrent le feedback visuel (solfège dynamique et visualisation des données), et le son expressif (à la fois acoustique et électroacoustique) pour créer des réseaux complexes dans lesquels chaque environnement influe continuellement sur les autres en temps réel au cours de chaque représentation.
En collaboration avec l’équipe-projet MuTant dans le cadre du projet ANR INEDIT. Les aspects visuels (partition dynamique et visualisation pour le public) ont été réalisés et mis en oeuvre avec INScore.

Jason Freeman – score excerpt from Shadows

Xavier Garcia

Lauréat du programme résidence recherche artistique INEDIT, édition 2013-14.

« SmartFaust », concert participatif pour smartphones

Événement public:
Création, Biennale Musique en Scène, Lyon, mars 2014
Smartfaust On Air, Biennale du Design de Saint-Etienne, mars 2015
Concerts SmartFaust en Chine: Wuhan, Hong Kong, Chengdu, juin 2015.
Concert SmartFaust, Hôtel de Ville de Saint-Etienne, mars 2016.
Battle SmartFaust, Musée des Confluences, Lyon, mars 2016.
SmartFaust sur les Rails, concerts dans les trains en partenariat avec la SNCF, mars 2016. (voir plus)

Résumé :

« SmartFaust » est le nom d’un concert participatif et d’une série d’instruments de musique sur smartphones imaginés par Xavier Garcia et Christophe Lebreton dans le cadre de leur résidence INEDIT à GRAME. La création du spectacle a eu lieu le 29 mars 2014 dans le cadre de la Biennale Musiques en Scène. Une série de 12 applications, toutes écrites en langage Faust, ont été développées spécifiquement pour ce concert. Chaque application transforme le téléphone en un instrument de musique spécifique, sensible aux gestes de l’interprète, et ne nécessitant ni de regarder ni de toucher l’écran de l’appareil.

Cette résidence a permis de développer le support Faust pour les architectures iOS et Android, mais aussi de proposer un nouveau rapport instrumental basé sur un lien directe entre le geste du musicien, capté par les gyroscopes et les accéléromètres de l’appareil, et la production sonore de l’instrument, sans passer par une interface graphique traditionnelle. Les outils développer dans ce cadre : faust2android et faust2ios, permettent d’automatiser complètement la réalisation des instruments à partir du source Faust. Il est même possible de développer des instruments Smartfaust en ligne grâce à la plateforme Faustplayground.

Toutes les applications développées dans le cadre de ce projet sont téléchargeables gratuitement sur Google Play et Apple Store :
https://play.google.com/store/search?q=smartfaust&c=apps
https://itunes.apple.com/fr/app/sfwindy/id799578956?mt=8

Cette résidence a eu un impact important, avec des retombées scientifiques, artistiques et pédagogiques qui se poursuivent aujourd’hui. Le dernier projet en date est la pièce pour orchestre et smartphones « Geek Bagatelles » de Bernard Cavanna qui sera créée par l’Orchestre de Picardie le 20 novembre 2016 à la Philharmonie de Paris. Inspirée de la Neuvième Symphonie de Beethoven, cette pièce, qui fait appel à de nouveaux développements Smartfaust, confronte un chœur d’environ 30 Smartphones à l’orchestre. Les Smartphones agissent en opposition à l’orchestre – forme « concertante » – ou s’intègrent en proposant des textures nouvelles. Le public participe à un moment donné dans la pièce, grâce à leur téléphone dans lequel est téléchargée cette nouvelle application «GeekBagatelles» (pour Android et iOS).

 

José-Miguel Fernandez

Lauréat du programme résidence recherche artistique INEDIT, édition 2013-14.

Sujet : Étude de l’écriture de l’interaction et synchronisation en musiques mixtes »

Événement public:

Casa Delle Musica, Parme, Novembre 2014. (lien)

projet GeKiPe, José-Miguel Fernandez

Résumé du projet:

José-Mighel Fernandez is a composer and sound designer from Chili in artistic residence with the MuTant (INEDIT) team for a project intitled “A Study of Writing for Interaction and Synchronization in Mixed Music”. The main objective of this project is to provide the electronic music mixed in a more musical, interpretive, lively character studying and developing new features in the Antescofo score follower, language and graphical interface (Ascograph). Fundamental issues treated in this residency include: integration of a continuous audio monitoring module, non-symbolic recognition modules, authoring of continuous and dynamic temporal processes as interactive modules with live musicians. Since version 0.5, the Antescofo language makes it possible to program / compose highly dynamic, interactive and less linear scores. In this context, the idea is to explore these features and propose new ones by creating libraries of temporal events with the use of specific generative algorithms, the creation of other types of continuous controls (LFO) and the introduction of new features like lists and dictionaries manipulation and control of external applications through the implementation CSOs.

José-Miguel Fernandez has also developed several original applications of Antescofo in collaboration with other composers and artists. Notably, GeKiPE is a research project developed at the Ecole des Hautes Etudes Musicales (Geneva, Swiss) in collaboration with the Flashback ensemble, Philippe Spieser (percussionist), Alexander Vert (composition) and Thomas Köppel (video presentation). Percussionist gestures are handled by Antescofo to drive sound synthesis, sound transformations and control real-time videography. Antescofo is also at the core of the implementation by José-Miguel Fernandez of the electronic part of Estremo d’ombra, piece for flute, saxophone, trombone, alto, viola and real-time electronics by Lara Morciana, premiered at La Biennale di Venezia (2015) (écoute sur le site de Radio France).

Georges Gagneré

Lauréat du programme résidence recherche artistique INEDIT, édition 2014-15.

Sujet : Projet ParOral
Résidence à LaBRI/Scrime (Bordeaux), Sélectionné en tant que projet pilote de l’Appel à Manifestation d’Intérêt du programme Arts & Sciences de l’IdEx Bordeaux. Avec la participation de Jean-Luc Rouas (LaBRI, déploiement de Sphinx), Cédric Plessiet (concepteur Unity 3D / Unreal) et Pierre Cochard (SCRIME, conception audio).

Résumé:

L’objet principal du projet de recherche artistique ParOral est de reconstituer une dynamique d’oralité dans l’interprétation de la lecture d’un texte écrit. Nécessairement, le texte écrit préexiste à sa lecture. Mais si le comédien réussit aux prix de nombreuses répétitions à retrouver l’oralité originelle d’un texte, on constate cependant que les effets sonores, visuels, scénographiques restent déclenchés sur des cues distribuées statiquement sur la page d’écriture. L’environnement scénique de la lecture se déploie selon des séquences qui s’enchaînent bloc à bloc. Au lieu de segmenter un flux de lecture par des effets, nous proposons de générer des effets par un flux de parole, dans un contexte interactif.

Deux résidences ont eu lieu en mars et avril 2015 visant à effectuer un premier déploiement sur i-score 0.2. Une autre résidence s’est tenue en avril 2016 ayant donné lieu à un portage des outils sur la version 1.0b du séquenceur interactif.

Joseph Larralde

Résidence à LABRI, Bordeaux.

Titre du projet : Da’ath

Événement public: Cycle des créations Art & Science du SCRIME et lors de l’inauguration de l’université, 2015.
Résumé :

Da’ath est une pièce en forme ouverte pour guitare augmentée qui a été réalisée en résidence au SCRIME. Le résultat est une pièce pour guitare électrique augmentée solo, dont la seule matière de départ est le son de la guitare, et qui développe progressivement cette matière en l’enregistrant et en la transformant grâce à l’outil informatique.
Les partenaires de ce projet sont le Grame (Centre National de Création Musicale à Lyon) et l’IRCAM (Institut de Recherche et de Coordination Acoustique et Musique à Paris). Ce travail se déroule dans le cadre du projet ANR INEDIT.

John MacCallum

Lauréat du programme résidence recherche artistique INEDIT, édition 2014-15.

Titre du projet : « Heart rate from contemporary dancers »
Résidence à l’Ircam (Paris), équipe Représentation Musicale (en collaboration avec projet EFFICACE)

Résumé : Le compositeur John MacCallum et le chorégraphe Teoma Naccarato proposent un projet collaboratif qui examine l’utilisation des données de fréquence cardiaque de danseurs contemporains en temps réel pour conduire une composition poly-rythmique pour ensemble instrumental avec électronique live.
Pendant la résidence, il s’agira :

  1. De développer et étendre les outils logiciels robustes qui facilitent la composition et l’exécution de travaux poly-rythmique, dans lesquels les tempos sont entraînés par interaction en temps réel dans le cas de ce projet, les battements de cœur des danseurs.
  2. Examiner les stratégies de manipulation de la fréquence cardiaque par des stimuli internes et externes, y compris l’entraînement entre les processus corporels et la musique.

La conception d’un environnement facile dans la découverte de ce type de complexité de la composition et performative réunira un certain nombre de travaux de recherche actuels à l’Ircam, y compris les développements récents dans Antescofo, OpenMusic, et le Geste Follower, ainsi que de nombreux travaux sur la musique poly-rythmique menées par John MacCallum au CNMAT.

 

Christopher Trapani

Lauréat du programme résidence recherche artistique INEDIT, édition 2012-13.

Sujet : Canon rythmique temps réel avec Antescofo

Événement public:

Juin 2016, Carreau du temple, Paris (avec soutiens d’Institut Français dans le cadre du programme FOCUS)

Résumé du projet:

« Le but de ce projet est de pouvoir synchroniser un son enregistré avec un son d’instrument live en utilisant une prédiction temps réel. Dans un premier temps, il s’agit de créer des canons rythmiques convergents en temps réel où le son d’instrument se synchronise avec une voix enregistrée à partir d’une écriture. L’idée est de créer un système modulaire à l’aide d’un suiveur de partition et un détecteur du tempo d’instrumentiste pour synchroniser en temps réel la voix enregistrée d’une manière prédictive pour une synchronisation exacte de la fin des phrases.
Le résultat recherché n’est pas seulement la possibilité de synchroniser les deux médiums d’instruments live et électronique avec une écriture au-delà du paradigme de réactivité, mais principalement d’utiliser la prédiction temps réel d’un suiveur de partition pour une homogénéité rythmique, surtout pour la fin des phrases. »

 

Christopher Trapani

Convergence Lines

Commande et résidence GRAME,
Concert new Music Forum, vendredi 7 mars 2012, Subsistances, Lyon

Résumé du projet:

Convergent Lines a commencé pour Christopher Trapani avec l’intention d’écrire une nouvelle pièce en 2013 en vue de commémorer le 50ème anniversaire de V, l’ambitieux premier roman de Thomas Pynchon.

Traduire des dispositifs littéraires postmodernes en musique est un intérêt de longue date pour le compositeur, et le défi le plus captivant était selon lui de créer un parallèle musical pour la structure peu orthodoxe du récit : deux fils conducteurs indépendants dans la narration, puis qui convergent vers la fin du livre. Le premier de ces fils présente des épisodes chronologiques simples, se situant dans les années 1950 à Manhattan, et décrit les mésaventures de Benny Profane et des membres de la Tierce des Paumés. Le deuxième raconte Herbert Stencil, recherchant une femme qui apparaît dans les carnets de son père, et désignée seulement par l’initiale « V ».